Juste rien à dire...

J'ai arrêté et définitivement supprimé la fiction, elle ne collait plus du tout à ce que j'écris maintenant, je n'avais, c'est vrai, plus l'inspiration, et plus l'envie de l'écrire, alors pardon à celles et ceux qui en attendaient une suite...
Quant aux OS, je continue sans hésitation, deux OS devraient d'ailleurs arriver sous peu :)

# Enviado el domingo 24 de mayo de 2009 17:39

Modificado el sábado 31 de octubre de 2009 06:34

Présentation du blog

Présentation du blog
Bienvenue ici...
Je ne vais pas me casser le cul à vous mettre les mises en garde d'usage, si vous êtes arrivés jusqu'ici, c'est que vous savez à quoi vous attendre...
La très
nette majorité de mes fics et OS sont:
Ra
ting: M/R/ NC-17 (les différentes notations pour dire que mes histoires mentionneront des histoires de fesse explicites, langage cru et autres choses pouvant choquer les non initiés XD)
Pairings: Lisez et vous saurez, mais très souvent Bill et Tom

P
etit rappel:
Ce blog et la totalité de son contenu sont sous licence creative commons, toute copie partielle à des fins autres que privées est interdite, plagiat et distribution à des fins commerciales sont interdits et passibles de poursuites

Vou
s pourrez également me trouver à deux autres endroits:
Mon autre bébé
Mon blog perso

Ainsi
que sur les différents forums Yaoi sur lesquels je suis inscrite
Sunscheint's
le fo' de ma Yaya
le fo' à Fallen =)
Le fo' des mamies(lui il est beaucoup plus axé sur TH en général mais je le mets là parce qu'il y a une catégorie fic's et OS)
Le fo' à Tiinky =)
V
ous me trouverez aisément sous le pseudo Billou__# qui est commun à tous les forums =)
J'ai aussi ouvert mon propre forum
Addiction yaoi th

Pu
isque le message ne semble pas vouloir atteindre les cervelles récalcitrantes, je vais encore une fois devoir me répéter: Les pubs je n'en veux plus!
Je n
'ai pas à vous donner mes raisons, si vous êtes assez intelligents vous pourrez comprendre pourquoi...
J'en ai assez de la pollution c'est tout ce que vous saurez...

Sur ce, bisous et bonne lecture pour ceux qui ont le courage de rester

Billou__#

# Enviado el martes 08 de abril de 2008 15:57

Modificado el sábado 31 de octubre de 2009 06:16

...Sommaire...

...Sommaire...


Les OS...

OS # 1 => Tu ne m'as pas lais le temps
OS # 2=> Putain de Saint Valentin
OS # 3 => L'escalade et la gym ne sont pas forcément incompatibles (Il devrait arriver dans pas longtemps)
OS # 4 => Les démons de minuit
OS #5 => C'est trop long
OS #6 => Pain of love


D'au
tres OS sont aussi en cours de "tapage" sur l'ordi, mais il faudra pour ça que je combatte ma flemme légendaire -_-'

OS en préparation...
(en co
urs d'écriture)
-
"Je ne mets point de borne à mes désirs"
disait celle qui fut presque reine de France

-Syndrôme Nightingale
Ou comment un médecin tombe amoureux de son patient...Aveugle depuis peu.

-Un OS particulier...

-Ike
bana
Ou comment un homme peut être une personnification de la perfection des arts...

(
OS en cours de rédaction sur l'ordi...)
- Qui
a dit que la campagne était mauvaise pour les gens des villes??

-Les
corrections de copies ou comment Tom arrive à faire plier Bill...

-Ch
roniques Vénitiennes (OS directement inspiré de mon voyage à Venise)

-A
mour ou l'évolution de la relation entre 2 frères dans le Paris bourgeois (7° arrt)

# Enviado el sábado 08 de noviembre de 2008 14:45

Modificado el domingo 01 de noviembre de 2009 19:42

...One Shot...

OS Basé sur la chanson de David Halliday "tu ne m'as pas laissé le temps"
POV Tom...

J'reste avec mes souvenirs
Ces morceaux de passé
Comme un miroir en éclats de verre
Je suis encore une fois seul, seul devant le miroir ou l'on aimait tant se regarder toi et moi, mes souvenirs toujours plus présents et douloureux...13 ans d'amour et 11 ans de vie commune pour te voir emporté comme ça...Te voir décliner chaque jour un peu plus à cause de cette saloperie qu'est la SLA...Je n'en peux plus de me voir seul dans ce miroir, de ne plus te voir à mes côtés chaque matin..
J'en ai assez, assez de tout ça, je prends mon élan et écrase mon poing sur le miroir.

Mais à quoi ça sert
C'que j'voulais te dire
R
este sur des pages blanches
Sur lesquelles je peux tirer un trait
Mon poing ensanglanté me fait mal, ce n'est rien face à la douleur morale que je ressens dans ces moments là, tu m'as fait promettre de ne pas me laisser couler, alors je tiens, pour toi...Mais c'est dur, tout ce que j'aurais voulu te dire, tout ce que j'aurais voulu qu'on fasse...toutes ces choses vont rester à jamais enfouies en moi, tous nos projets, je nous voyais vieillir, passer notre vie ensemble, tous les projets d'un couple on ne peut plus normal...Sur lesquels je peux définitivement tirer un trait...

C'était juste hier
Maintenant 1 an que tu m'as quitté et j'ai l'impression que c'était hier encore que l'on m'annoncait ton arrêt respiratoire...L'arrêt qui a signé ma mort psychologique. Nous le savions et tu y étais préparé...mais tout est allé si vite...très vite, trop vite.

Tu ne m'as pas laissé le temps
De te dire tout c'que je t'aime
Et tout c'que tu me manques
Je n'ai jamais su te dire que je t'aimais, dévoiler mes sentiments n'a jamais été mon fort...Sûrement parce qu'entre nous, c'était une évidence, mais comme on dit, on ne réalise la valeur de ce qu'on avait que lorsqu'on l'a perdu...Tout ce que je vois, c'est que je t'ai perdu, que je n'ai pas eu le temps de te dire au revoir une dernière fois...Pour au moins un dernier baiser, un baiser au goût d'adieu.

On devrait toujours dire avant
L'importance que les gens prennent
Tant qu'il est encore temps
Mais tu ne m'as pas laissé le temps
Je sais que je t'aimais, que je t'aime et que je t'aimerais pour le restant de mes jours, tu le savais certainement aussi, mais quand je repense à tous nos moments passés ensemble, je me dis que je ne te l'ai jamais dit assez. Je me souviens encore de la grande importance que tu avais pris pour pour moi, dès le début et chaque jour un peu plus...Pourquoi ne te l'ais-je jamais dit lorsque j'en avais encore la possibilité ?
Je n'en ai pas eu le temps...C'est tout. Mais c'est ce qui me tue chaque fois un peu plus...

Toi qui m'as tout appris
Et m'as tant donné
C'est dans tes yeux que je grandissais
Et me sentais fier
Tu m'avais tout appris sur l'amour, toutes mes découvertes, je les ai faites avec toi...Quand nous nous sommes rencontrés, j'étais un jeune con de 17 ans qui croyait tout savoir sur l'amour et le sexe, toi tu avais 27 ans et tu finissais tes études de médecine...Tu te spécialisais en neurologie. Tu m'as plus fait mûrir en 1 an de relation qu'en 17 ans de vie...Tu m'as tant donné sur le plan émotionnel, relationnel, amoureux...Tu m'as offert la stabilité sentimentale qui me faisait défaut depuis tant de temps...Je voyais de la fierté dans ton regard quand je revenais de la fac après avoir eu les résultats de mon concours que j'avais brillamment réussi...Tu m'as toujours encouragé dans mes études, toi et mes parents avez été mes moteurs pour avancer. Je marchais sur tes traces, je suivais des études de médecine pour être neurologue à mon tour...J'étais fier de te combler et de voir nos projets grandir, fier de nous, de notre histoire.

Pourquoi sans prévenir
Un jour tout s'arrête
Et vous laisse encore plus seul sur terre
Sans savoir quoi faire
Mais quand ta maladie a été diagnostiquée, je me suis senti impuissant et complètement désemparé face à l'énormité de la situation, sachant pertinemment ce qui t'attendait, la paralysie progressive, inéluctable et irréversible de tout ton corps, tes problèmes respiratoires dans des délais plus ou moins courts, ta vie de plus en plus difficile chez nous, ta dépendance que je n'ai plus su gérer seul même si tes parents ont été d'un soutien plus que précieux...Je me suis maintes fois demandé pourquoi c'était tombé sur toi, toi qui aimais tant aller nager, faire des randos avec moi, bouger...bref, vivre tout simplement...Tu étais si actif, te voir cloué au lit, comme ça, je n'ai pas supporté...Tu étais optimiste, tu disais que tout ce qui t'importait, c'était de m'avoir à tes côtés, tu savais que tes mois étaient comptés mais paradoxalement c'était toi qui me remontais le moral...Mais un jour l'hôpital m'a appelé alors que je rentrais après ma garde...m'annoncant ta mort, me laissant plus seul que tout au monde, sans autre adieu qu'une lettre que tu avais dictée et que les infirmières devaient me donner...Je m'en souviens comme si c'était hier, quand je suis allé à l'hôpital pour te voir une dernière fois, j'ai vraiment réalisé et là je me suis effondré, pleurant tout mon soûl, libérant ma douleur en sanglots étouffés...Je n'ai pas cherché plus loin et ai demandé à te voir, comme pour me persuader que c'était une blague de mauvais goût et que j'allais te trouver vivant dans ton lit...Puis je t'ai vu, allongé sur ton lit d'hôpital, blanc, souriant comme enfin apaisé, libéré de cet enfer que l'on osait encore appeler une vie...Je me rapelle m'être jeté sur le côté du lit, te serrant dans mes bras à m'en faire mal...Déversant ma douleur au creux de ton oreille, sachant que plus jamais tu ne m'entendrais...

Tu ne m'as pas laissé le temps
De te dire tout c'que je t'aime
Et tout c'que tu me manques
Je n'ai pas pu rentrer chez nous ce soir là...Trop de souvenirs, beaucoup trop de choses à encaisser...J'ai passé la soirée et la nuit chez mes parents, ils m'ont ramassé à la petite cuillère ce jour là, il y a exactement 1 an...jour pour jour.
Le plus dur dans tout ça a sans doute été d'aller voir tes parents et de réaliser que tout était bel et bien terminé, que nous ne te verrions plus débarquer tel un fou, t'amusant à nous faire sursauter comme tu en avais pris l'habitude...
Quand je suis revenu à la maison, je n'ai pas eu le courage de ranger tes affaires et de faire le tri...encore aujourd'hui, elles sont dans notre armoire...J'ai dormi seul dans notre grand lit et ai pris un de tes T-shirts avec lequel j'ai dormi, ne cessant de sangloter silencieusement face à la réalité de la situation...Tu me manques chaque jour un peu plus, je t'aime plus que je ne saurais le dire et ai encore du mal à me faire au fait de ne plus aller te voir, ni même t'entendre un peu au téléphone...

On devrait toujours dire avant
L'importance que les gens prennent
Tant qu'il est encore temps
Tu n'm'as pas laissé le temps
L
aissé le temps...
Maintenant je me bats contre cette saloperie, pour toi, pour que tu continues, en quelque sorte de vivre à travers mon combat, je me suis enfermé dans le boulot et ne sors que très rarement, restant confiné chez nous à bosser comme un fou avec l'espoir délirant, qu'un jour nous puissions arriver à faire quelque chose pour enfin stopper cette maladie qui t'a emporté, trop jeune..à 39 ans, trop loin de moi...
Trop de choses se bousculent dans ma tête mais par dessus ce fatras de pensées, je ne garde qu'une seule personne en tête; toi mon ange, mon Bill, celui qui me faisait voir la vie en arc en ciel et l'avenir en couleurs infiniment plus nombreuses...

...ENDE...

NDA:
SLA: Sclérose Latérale Amyotrophique
Autrement dit, les côtés de la moelle épinière qui se sclérosent et réduisent l'influx nerveux tendant à une paralysie progressive et irréversible...Une saloperie considérée comme maladie orpheline car moins de 500 personnes seulement en sont atteintes en France, et est donc, très peu connue.
Cette maladie est d'autant plus difficile à combattre parce qu'elle touche le motoneurone...
Incurable et difficilement endiguable, la seule "issue" à cette maladie est la mort de la personne qui en est atteinte...

Laissez moi vos avis, c'est très important pour moi...

# Enviado el jueves 05 de febrero de 2009 12:50

...Putain de Saint Valentin...

POV Tom...

Je déambule dans les rue
s de Berlin, elles sont encore enneigées à cette période...Elles sont si belles, sous cette couche de neige immaculée. Je hais cette journée, symbole d'une chose que je ne connais pas, chose à laquelle je ne semble pas avoir le droit...Voir tous ces anges et tous ces coeurs partout me révulse, oui, c'est bien de la Saint Valentin que je parle...Voir tous ces couples enlacés à longueur de temps, s'embrassant à tout bout de champ en ce jour sensé personnifier leur amour...Ca me tord les entrailles et me donne envie de vomir.Je sens l'acidité de la bile me remonter le long de la gorge comme l'amertume de mes propos silencieux gangrène mes sentiments.C'est sans doute une jalousie récurrente à l'égard des couples et de ceux qui sont heureux ce jour là...Depuis mes primes années d'enfance, j'essuie quolibets et moqueries de façon incessante...Ne cédant ma confiance à personne et refusant toute relation; Peur? Peut être...Paranoïa? Sûrement...Quand je repense à ce que m'a dit maman, je me dis que je suis voué à passer ma vie seul. Sans personne. Vieux gars comme on dit...Ma meilleure amie a deux ans de moins que moi et est la seule à avoir réussi à me percer à jour, elle seule sait pourquoi je suis comme ça et ne s'en mêle pas...Je ne lui serai jamais assez reconnaissant pour ça...

Flash bac
k....
J
e ne sais plus ce que j'ai pu dire à maman pour qu'elle se mette en colère comme ça...Je reconnais voir passé les bornes, mais elle m'avait cherché...Je ne m'attendais pas à ce qu'elle allait me balancer en pleine figure juste après...
M
aman:
De toutes
façons, t'es qu'un mal baisé, va te taper quelqu'un ça te ferait du bien
Moi:
Mais qu
'est ce que j'en ai à foutre de me faire baiser ou pas!...
Je fais comme si sa remarque
ne m'atteignait pas, comme si elle glissait sur moi telle une goutte d'eau sur une vitre un soir d'orage, mais au fond, je suis blessé par ces mots, parce qu'au fond je sais que ce n'est que la triste vérité, que je n'ai personne pour "baiser" comme elle le dit si élégamment, sous le coup de la colère...Elle ne se rend pas compte...Personne ne s'en rend compte...
Fin FB...

Effect
ivement, personne ne sait pourquoi je suis si maussade à cette période de l'année...tout à l'heure encore, quand maman m'a posé, une énième fois la question, j'ai encore noyé le poisson, lui disant que pour mettre un terme à cette déprime il faudrait que je mette d'abord le doigt sur ce qui me fait souffrir, sur les raisons de cette tristesse...Raison sur laquelle j'ai mis un poing depuis plusieurs mois déjà...
Je ne m'ar
rête pas et me dirige vers ma grotte...C'est mon endroit préféré dans le parc, c'est assez retiré et je ne risque pas de voir un couple débarquer, j'aime aller m'y poser les jours comme celui ci...Je réfléchis longuement lorsque je viens ici, je n'y échappe pas un tel jour...Je m'asseois mais ne tarde pas à être rejoint par un androgyne, de toute beauté je me dois de le lui concéder...Je rumine encore, ne cessant de m'interroger, pourquoi n'ai-je personne à aimer un tel jour? Pourquoi suis-je seul à ressasser mes malheurs seul?...Certainement à cause de mon comportement...Je me suis forgé une carapace depuis mes 12 ans, je ne laisse personne m'approcher mais maintenant cette carapace ne me sert plus d'abri ou de protection...Ce n'est plus que ma prison, la prison d'une solitude pesante qui me ravage chaque jour un peu plus. Mais en ce qui concerne cette carapace, je ne peux m'en prendre malheureusement qu'à moi, j'ai toujours crié haut et fort que je ne voulais pas m'attacher et que je n'avais besoin de personne hormis de ma famille...J'en ressens les conséquences et m'en mords les doigts actuellement, mais c'est, il me semble, un peu tard pour changer...à 22 ans passés, je ne pense pas pouvoir rattraper toutes ces années perdues. Mais comprenez moi tout de même, étant môme et adolescent, j'ai essuyé des quolibets à la pelle...que voulez vous, les enfants sont cruels entre eux et n'aiment pas ce qu'ils ne comprennent pas...Avec mon physique de l'époque, assez rondouillard, j'étais le paria de l'école...C'est à partir de là que je n'ai plus fait confiance à personne mis à part à ma propre famille...Depuis j'ai changé physiquement, en grandissant, je me suis affiné et ai acquis un physique nettement plus avantageux, mais cette peur du rejet plane toujours sur moi, je ne peux tout simplement plus aller vers un mec pour lui dire qu'il m'intéresse, trop peur. Je ne peux plus les laisser me draguer, je me défile à chaque fois...Trop peur qu'ils me prennent pour un con...Trop peur de servir de jouet et
de passer pour un
con...La peur de souffrir sans doute...
P
utain de Saint Valentin...

Voilà...Tout
est expliqué dans l'article en dessous...

# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 14:46

...Philo à deux balles et confession...

Je sais que c'est con, mais je me suis toujours demandé si le fait de détester la St Valentin et toute cette période quand on est seul, ce n'est pas tout simplement de la jalousie envers les gens qui sont en couple...Que ce n'est pas l'extériorisation de la souffrance causée par cette solitude ?
Pa
rce que, finalement, ne déteste t'on pas tout ce que l'on est pas ou ce que l'on a pas ?

J'
ai horreur de cette période et continue de me morfondre dans ma solitude...solitude qui me pèse chaque jour un peu plus...mais comprenez moi, je doute tellement de moi et ai tellement peur qu'on se foute de ma gueule que je ne me laisse pas approcher par les rares mecs que je pourrais intéresser...Je n'ose pas non plus aller vers les mecs qui m' intéressent de peur de me prendre un vent... Je suis comme ça et je ne sais pas si j'arriverai à changer ce trait de ma personnalité. Je me surprends parfois à imaginer ma vie dans 10 ou 15 ans, et ne m'imagine pas avec quelqu'un...tout ça à cause d'un doute plus que persistant et très récurrent chez moi, celui de mériter ou non d'être aimée...C'est très con je l'admets, mais c'est à cela que se résume mon état d'esprit en ce moment...

H
eureusement que la semaine du bac blanc est terminée...que le lycée est fermé demain...Au moins, ce lieu ne réveillera pas mes démons...Enfouis depuis trop longtemps...



Un début...Mon début
Un rêve...Mon rêve
Une fin...Ma fin

...der anfang...
...anfang von eine ende...
...meine ende...

# Enviado el viernes 13 de febrero de 2009 14:20

Modificado el sábado 14 de febrero de 2009 14:49

...L'escalade et la gym ne sont pas forcément imcompatibles...



Coming soon...

Demain normalement, revu et corrigé, et surtout complet :weird:

# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 14:59

Modificado el martes 18 de agosto de 2009 23:00

...Les démons de minuit...

Emile et Images
"les démons de minuit"

POV Tom...

Rue déserte
Dernière cigarette
Plus rien ne bouge
Juste un bar qui éclaire le trottoir
D' un néon rouge
J' ai besoin
De trouver quelqu' un
J' peux pas dormir
Je cherche un peu de chaleur
A mettre dans mon ur
Ma clope, ma seule compagne en cette soirée moite de fin d'été...Un quartier désert glissant lentement dans la torpeur d'un sommeil lourd et à la fois vide...
Je traîne dans les rues d'un certain quartier de Berlin, désertes à cette heure, je ne sais pas trop quoi faire, là une enseigne tentante, celle d'un bar, semble t'il...Seul depuis plusieurs mois maintenant, j'ai désespérément besoin de compagnie...N'allez pas penser que j'en sois attristé, loin de là...C'est juste que j'ai besoin de me vider la tête...Dans cette situation de chasse, je ne réponds pas de grand chose, juste besoin d'un peu de chaleur corporelle à mettre en moi, une étincelle de chaleur lubrique réveillant tous les bas instincts de l'homme que je suis...

Ils m'entraînent au bout de la nuit
Les démons de minuit
M'entraînent jusqu'à l'insomnie
Les fantômes de l'ennui
Un tourbillon de sensations, un tourbillon de substances illicites et inconnues se promène dans ce bouge assez mal famé...
Il est minuit et tous les avatars de conscience humaine se trouvant encore dans cet endroit semblent s'être envolés...Les démons de minuit commencent leur entrée dans le bar, laissant tout le monde sur le carreau, un carreau sale et en même temps si tentant...Insomniaque? Moi? Sûrement...mais pas cette insomnie dérangeante et insoutenable, juste cette sorte d'insomnie qui provoque un ennui profond en toute personne...

Dans mon verre
Je regarde la mer
Qui se balance
J' veux un disque
De Funky Music
Faut que ça danse
J'aime cette fille
Sur talon-aiguille
Qui se déhanche
Ça met un peu de chaleur
A
u fond de mon ur
Un verre de plus à mon compteur...l'alcool lisse comme la surface d'un lac se balance lentement dans mon verre au rythme d'une musique lascive qui passe dans le bar à cet instant. J'ai envie que ça bouge, que ça pulse, j'ai envie de danser...J'ai besoin de danser, besoin de sentir les décibels enflammer mon épiderme comme une étincelle embrase une ligne d'essence.
Je regarde autour de moi, vérifiant si il n'y aurait pas, par pur hasard une quelconque personne à draguer, une nouvelle proie à accrocher à mon tableau de chasse...
Un corps attire mon regard, une silhouette frêle dégageant un charisme incroyable...de longs cheveux noir ébène qui se balancent sur ses épaules au rythme de ses mouvements, des jambes interminables manifestement féminines...Une vague de chaleur me traverse, passe par ma moelle épinière, descend jusque dans les tréfonds de mon être puis remonte dans les arcanes de mon coeur...

Ils m' entraînent au bout de la nuit
Les démons de minuit
M' entraînent jusqu' à l' insomnie
L
es fantômes de l'ennui
Mes désirs et illusions me portent vers cette créature dont je ne peux déterminer le genre...Une ambigüité qui me plaît et me trouble en même temps...Alcool et envies ne font habituellement pas bon ménage mais ils décuplent les causes et les effets du désir maintenant trop présent qui prend place en moi...Une douce insomnie que je voudrais partager avec ce/cette inconnu(e), insomnie certes, mais point d'ennui...

J' aime cette fille
Sur talon aiguille
Q
ui se déhanche
Ça met un peu de chaleur
Au fond de mon c½ur
Une fille?? Non...j'en doutais déjà quand je l'ai vue accoudée au bar mais maintenant que je suis plus près et que je peux le détailler à mon aise, je constate que j'ai affaire à un homme, féminin certes, mais envoûtant, des jambes sublimées par un slim noir dangereusement tentant...Un déhanché des plus obscènes accroché à la taille...La vague de chaleur qui m'a emprisonné dans son ressac ne cesse d'aller et de revenir, aussi insaisissable que cet étrange oiseau de nuit qui se tient à mes côtés. La chaleur nichée au fond de moi ne cessant de s'orienter vers des directions aussi diverses que variées, mais reste située au niveau de mon coeur...Prisonnier de mon inconnu pour cette nuit, oui, j'ai bien l'intention de boire un dernier verre en sa compagnie...Peut être plus, qui sait...

Ils m'entraînent au bout de la nuit
Les démons de minuit
M' entraînent jusqu' à l' insomnie
L
es fantômes de l'ennui
Les minutes passent et mon inconnu se fait de plus en plus entreprenant...alcool, drogue et désir aidant...mes démons de minuit comme je les nomme m'aident dans ma tâche...une tâche ô combien excitante. Une longue insomnie m'attend, nous attend, une longue insomnie...voulue cette fois ci...Les fantômes de mon ennui qui s'enfuient, au moins pour une nuit...des fantômes certes, mais point d'ennui ce soir...point d'ennui possible en telle compagnie...

...ENDE...


# Enviado el lunes 16 de marzo de 2009 15:47

Modificado el martes 17 de marzo de 2009 15:09

...C'est trop long...

Juste...lisez, cet OS est en lien avec ...Tu ne m'as pas laissé le temps...
Ecrit d'un seul jet en deux heures hier soir

POV Tom...

Je me suis enfin d
écidé à commencer à ranger et empaqueter tes affaires mon ange...Deux ans ont passé depuis que tu nous a quittés, deux ans de pur cauchemard pour moi...Passer à chaque fois dans la salle de bain d'où tes affaires n'avaient pas bougé, voir ton empreinte muette encore marquée dans ces murs, dans l'ambiance de notre appart, appart dont tu avais fait la déco...J'ai débarrassé la salle de bains et ai commencé à vider lentement notre armoire...J'en ai marre, tellement marre de vivre sans toi, sans ta présence aimante et tendre qui me rassurait, c'est si long ce temps passé sans toi, si pénible de savoir que je ne te reverrai plus autrement que dans mes souvenirs, je n'essaie de garder que les bons, que nos moments doux, tendres, calmes...Nos moments drôles, nos moments de colère, de disputes aussi parfois, et c'est là que je me dis que tout ce que je t'ai balancé à la figure sous le coup de la colère, je ne l'avais jamais vraiment pensé, que je remonterais volontiers le temps pour pouvoir t'avoir encore avec moi...Je me souviens de ma dernière visite à l'hopital...Une visite qui aura laissé beaucoup de séquelles et fait beaucoup de dégâts...

Flash back.
..
Je rentre à pein
e d'une réunion et arrive vite à l'hopital pour venir te dire un petit coucou...5° étage, soins palliatifs, chambre 24...J'ouvre la porte et vais jusqu'à ton lit, tu as tellement maigri depuis deux mois, tu es livide, cadavérique devrais-je dire, tes cheveux devenus si longs tirant sur un blond cendré et si lumineux malgré ton état sont éparpillés un peu partout sur ton oreiller. Je dépose un petit baiser sur tes lèvres sèches que tu ne peux même plus humidifier par toi même tant tu es faible, je réhumidifie le gant qui était sur ton front et l'y repose délicatement, précautionneusement, presque de peur de te briser au moindre geste un peu brusque tant tu es fragile. Tes yeux me fixent et je peux voir tant de détresse dans ces prunelles que j'aime regarder, je viens m'asseoir dans le fauteuil et prends ta main dans la mienne, quelques mots s'échappent de ta bouche, des mots qui me font tant de mal mais qui sont si compréhensibles au fond...
Bill:
Tomi...
c'est trop long, j'en...j'en ai marre de tout ça...
Que voulez
vous répondre à ça lorsque le regard de votre interlocuteur est baigné de larmes de souffrance, une souffrance psychologique si grande et si difficile à supporter. Alors je resserre l'étreinte de mes doigts sur les tiens et caresse de mon pouce tes phalanges devenues quasi violettes...Toute ma visite se borne à ça...je ne parle pas non plus, me contentant de te tenir délicatement la main et de regarder les infirmières venir vérifier tes constantes et ta sat'...95, c'est plutôt bon par rapport à ton état mais je sais que c'est le mieux qui précède la fin, je le sens, ta respiration qui est si difficile...Tu tires tellement pour arriver à t'oxygéner un tant soit peu, tes maigres forces qui s'amenuisent de plus en plus...Tu es si fatigué, tu t'endors peu à peu si bien que ta respiration se fait encore plus lente mais aussi plus régulière, c'est le signe pour moi de partir, je dépose un dernier baiser au coin de tes lèvres et m'en vais sur un je t'aime, comme je suis arrivé, seul et sans bruit. Ce soir c'est ta maman qui passera te faire manger, on se relaye elle et moi, même si elle le fait de plus en plus souvent, me forçant à me reposer un peu...Mais ce que personne ne semble comprendre, c'est que c'est le fait de te voir souffrir sans rien pouvoir y faire qui m'épuise et m'enlève toute volonté...Je sais que je dois rester fort et me battre pour toi, mais c'est si dur...
Dans le couloir je
croise ton neurologue qui m'informe que tu seras mis sous morphine pour t'aider à te détendre et donc à mieux respirer, il me dit aussi que son équipe et lui seront amenés à te plonger dans un coma artificiel afin de te permettre de finir tes jours tranquille, que tu ne meures pas étouffé à cause de la faiblesse de tes muscles, quelles que soient les circonstances tu seras accompagné ...Que tu puisses quitter ce monde sans plus de souffrance et dans la dignité...Je peine à retenir mes larmes et rentre précipitemment dans l'ascenseur dès son arrivée, là, dans cette cabine métallique je laisse éclater ma peine, laissant échapper un torrent de larmes de désespoir face à cette situation si douloureuse pour nous tous...Mais plus encore pour toi. Face à cette injustice, à ce mauvais coup du sort...Ca fait si mal de te voir dans cet état, à l'agonie et déjà un pied dans la tombe...Je t'aime et je sais que tu vas me quitter d'ici peu, personne ne sait quand, mais c'est une certitude...J'ai tellement peur que l'on m'appelle une nuit pour m'annoncer ton décès sans que j'aie pu te voir et t'embrasser une dernière fois, sans que tu puisses emporter une preuve de mon amour avec toi...Je sors du bâtiment et rejoins notre voiture difficilement, aveuglé par mes larmes de colère vis à vis de cette injustice, par ma haine de la vie à ce moment précis. Oui, je hais l'existence de t'avoir fait un coup comme celui là, de t'arracher ta vie à seulement 39 ans, de t'arracher à moi et à toute ta famille...J'en veux à la terre entière à cet instant. Je déverrouille la voiture et m'asseois sur mon siège, mes sanglots se font de plus en plus forts alors que le même mot repasse en boucle dans ma tête; pourquoi...pourquoi toi, pourquoi nous, pourquoi une saloperie pareille...
Fin Flash back.
..

Qui aurait pu s
avoir que l'on m'appellerait 2 jours après pour m'annoncer ta mort...Seulement nous je pense, toi parce que tu le sentais, moi parce que je m'en doutais. Tu t'es éteint dans ton sommeil, c'était tout ce que je pouvais te souhaiter, le mieux qui pouvait t'arriver.
Je continue à emba
ller tes affaires en ravalant difficilement mes larmes à cause de tous les souvenirs qui reviennent et marmonne encore le même mot; pourquoi pourquoi toi, pourquoi nous, pourquoi une mort si lente et une agonie si pénible?
La
vie est si longue sans toi à mes côtés bébé...Si douloureuse et encore trop longue...Mais je tiendrai, je te l'ai juré et je tiendrai ma parole. Je tiens et vis pour toi, parce qu'une part de moi est morte avec toi ce jour là, une part de coeur, une part de vie...Ce qui faisait ma vie en dehors de mon métier de médecin...TOI...tout simplement.

Donnez vos
avis...C'est tout.

# Enviado el domingo 10 de mayo de 2009 15:29

...Pain of love...

Voici un nouvel OS, assez autobiographique, il regroupe tout ce que je ressens en ce moment à l'égard d'un certain mec que je ne nommerai pas ici...


POV Bill...
Berlin, 16h, sortie du cours de spé physique au lycée...
Je sors de mon cours de spécialité et file dans la cour du bahut avant mon heure d'obligatoire...Une petite bouffée d'air frais après avoir passé deux heures sur des montages d'optique dans une ambiance suffocante. J'aperçois ma bande de potes et me dirige vers eux, parmi ce groupe de mecs aussi fous que dérangés, je peux voir Tom, le mec pour lequel j'en pince très sérieusement depuis plus de 6 mois. Je fais la bise à tout le monde et vais me loger dans ses bras pour mon câlin quotidien, c'est une habitude amicale, habitude que j'ai pris bien vite et qui fait tant de bien au moral...Je suis bien dans ses bras, comme à l'abri de tout et de tous, comme si ma place avait toujours été là, comme si je faisais vraiment partie de sa vie, plus qu'un simple pote en somme. J'y suis si bien que je pourrais m'endormir sans plus me poser de questions...Un contact si doux et si puissant à la fois...Qui m'est interdit, enfin, m'est juste autorisé à titre amical, un contact réservé à une autre. Je me sens mal, j'ai un putain de vague à l'âme et ça me gonfle, je sais que je ne l'aurai jamais et ça me tue, ça me bouffe totalement...Je sais que je suis maso de continuer à lui faire des câlins, mais c'est plus fort que moi, j'en ai besoin, c'est essentiel à mon équilibre. Il aurait été homo, j'aurais pu lutter, mais là, c'est impossible, cette fille a tout ce qui l'attire, moi non...C'est tout...Pas besoin d'aller plus avant dans les constats qui font mal au moral.


[...] 3 mois
Je suis assis sur le muret devant le lycée et fume ma clope doucement, nous sommes en Décembre et la fumée de ma cigarette se confond avec la vapeur produite par ma respiration, il fait froid ce matin, le ciel est gris perlé, bas, il va certainement neiger dans la journée, j'ai arrêté de câliner Tom mais mon amour pour lui me bouffe toujours autant...Les autres ne comprennent pas pourquoi j'ai fini par éviter notre petite bande, constituée l'an passé...Ils ne peuvent pas comprendre, je ne veux pas qu'ils sachent, personne ne doit savoir...personne...Je l'évite encore plus que le reste du groupe, sachant parfaitement que je vais avoir droit à un interrogatoire en règle si je le croise, alors je fuis...Je sais, c'est vraiment lâche comme comportement, mais je n'arrive pas à me faire une raison, alors je les évite et les fuis tous, car je sais très bien que je n'arriverai à éluder leurs interrogations que pendant un temps, ils sont bien trop têtus pour en rester sur une réponse évasive...Eh merde! Voilà Tom qui vient vers moi, j'avais réussi à l'éviter mais là je suis coincé, il m'a vu et se dirige droit vers moi...Adieu monde cruel...J'ai juste envie d'aller me pendre.
Tom:
Salut, tu vas bien?
Moi:
Mmmh!...Comme on peut aller par -5° et qu'on se les pèle quoi!
il rigole et s'asseoit à côté de moi...
Tom:
Alors Bill? Comment tu vas?? Je veux dire, là dedans?? Il montre ma tête puis mon coeur. Tu nous évites tous depuis 3 mois, tu ne nous parles plus, tu m'évites moi aussi...Je t'ai fait quelque chose?? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas??
Moi:
Non non, rien de tout ça...C'est juste moi...J'ai besoin de m'isoler, puis comme ça va pas fort en cours en ce moment, bah le moral en prend un gros gros coup en fait...
Tom:
Oui, mais j'en sais qu'il n'y a pas que ça...Quelqu'un t'a fait du mal ou autre chose dans ce style??
Moi:
Mais non je te dis!!J'en ai marre, je veux pas parler, je veux qu'on me foute la paix c'est tout! Pourquoi est ce qu'on pense toujours que quelqu'un m'a forcément fait du mal quand je ne vais pas spécialement bien !?! Je suis pas en sucre merde, je sais encore me défendre si on vient me chercher!!
Il me regarde, vaguement surpris, mes coups de colère, aussi spontanés et brefs soient ils, sont légendaires dans notre petit groupe et il sait que je vais vraiment m'énerver et pour le coup, lui faire la gueule...
Je me lève et jette ma clope à terre, ça ne sert à rien que je resteici, je vais m'énerver et vendre la mèche si ça continue...et je ne veux surtout pas que ça arrive, il se foutrait de moi, les autres se foutraient de moi si ils le savaient, mais c'est comme ça...
Je sens une main m'attraper le bras, je tente de me dégager mais c'est peine perdue, Tom me retient et n'a pas l'air décidé à me lâcher...
Tom:
Bon, maintenant j'aimerais que tu m'expliques Bill! Qu'est ce que j'ai bien pu te faire qui justifie le fait que tu me fuies comme la peste?
Moi:
Mais rien bordel!! Alors lâche moi tu veux !?! J'ai pas envie d'en parler c'est tout!
Tom:
Bill, il va bien falloir que tu parles un jour ou l'autre, c'est entrain de te ronger, je ne sais pas de quoi il s'agit, mais ça te bouffe et tu dois en parler...
Moi:
Mais ta gueule! Tu ne sais pas pourquoi je suis comme ça alors lâche moi! J'me tire, je ne suis pas venu pour subir un interrogatoire!! Ne me force pas à parler de choses dont je ne veux pas parler, merde!!
Putain...J'ai envie de vomir là, je...putain je vais rentrer parce que là je tiendrai pas...j'arrive à me dégager de sa prise et me dirige en courant vers le premier arrêt de tram' qui me reconduira chez moi...j'en ai marre, mais putain de marre là...je mets mon casque sur ma tête et lance la première chanson qui se présente sur le menu de mon baladeur...Love is a killer des Vixen...je fouille dans les poches de mon treillis et sors mes clés avant de descendre du tram'...je merche un peu le long des rues avant de rentrer à la maison...je sais que je vais me faire passer un savon parce que j'ai séché mais bon...j'arrive et ouvre la porte, à peine ai-je le temps de poser mon sac que j'entends ma mère m'appeler...
Maman:
Bill?? Qu'est ce que tu fais là?
Moi:
Rien maman, c'est juste que j'me sentais pas bien, je suis rentré...C'est tout.
J'entends des pas descendre les escaliers et deux bras entourent mes épaules...Je me laisse aller doucement dans l'étreinte chaleureuse et rassurante de ma mère, elle me retourne et me reprend dans ses bras puis me caresse le dos en de petits cercles apaisants...
Maman:
A d'autres Bill! C'est moi qui t'ai mis au monde et qui t'ai élevé, alors dis moi ce qui ne va pas...Tu es vraiment détaché en ce moment, comme mélancolique et en proie à quelque chose qui te ronge de l'intérieur...Tu sais que tu peux m'en parler non !?!
Moi:
Oui mais...
Maman:
Mais quoi Bill? C'est à cause d'un garçon que tu te mets dans cet état?
Je baisse la tête et me dégage de ses bras puis vais me poser comme une larve sur le canapé, repliant mes jambes sous moi...
Moi:
Moui...
Maman s'avance vers le canapé et vient s'asseoir à mes côtés puis passe sa main dans mes cheveux...
Maman:
Parle moi Bill, je ne peux pas deviner de quoi il retourne si tu ne me dis rien.
Moi:
Bah, tu sais l'an dernier j'ai commencé à traîner avec certains de mes camarades de classe et on s'est rapidement liés d'amitié...Puis quand on a fait le voyage en classe j'ai vraiment réalisé l'étendue de mes sentiments pour lui...Quant on est rentrés ça ne s'est pas arrangé, loin de là. L'année s'est terminée et on a fait une sortie tous ensemble, tu sais le fameux soir ou tu m'as récupéré bourré...
Maman pouffe légèrement à ce souvenir, c'est vrai que ce soir là j'étais pas vraiment frais, j'avais carrément commencé à taper la discute à l'appuie tête de la voiture...
Maman:
Oui, ça je m'en souviens...
Moi:
Bah ce soir là, quand on était dans le bar, on a commencé à parler tous les deux, puis il a commencé à parler de sa copine, ça m'a fait redescendre de mon nuage plutôt brutalement alors je me suis renfrogné et ai bu, suivant les autres et faisant comme eux, mais pas pour les mêmes raisons...Eux, c'était pour se défouler et décompresser après les épreuves anticipées, moi c'était pour oublier...Puis l'année scolaire étant terminée, on est tous partis en vacances, sauf que mon attirance pour lui me bouffait chaque jour un peu plus, j'en pouvais plus, je ne savais pas à qui en parler alors je me suis tu et ai tout gardé à l'intérieur...Puis on est tous entrés en terminale et j'ai vu qu'on était ni dans la même classe, ni dans le même groupe de spécialité, j'ai cru que j'allais réussir à moins y penser vu qu'il n'était pas dans ma classe...
Maman:
Mais ça a été tout le contraire...Je me trompe?
Moi:
Nan, vu l'heure à laquelle j'arrive le matin, je l'ai croisé à chaque fois et on reprenait l'habitude de se retrouver à la grille le matin avec toute la bande, puis on parlait, se mettant bien souvent en retard les uns les autres...Puis un matin, je sais pas pourquoi, j'étais pas dans mon assiette et lui ai fait un câlin...Mais j'étais loin de me douter que je me sentirais aussi bien dans ses bras...Et tout est parti de là...J'ai réalisé que je n'avais pas le droit à ça, qu'une autre avait ce droit et que je devais me contrôler un peu, j'ai commencé à tous les éviter et à me renfermer, trouvant toujours une excuse pour me sauver quand ils voulaient me parler...Mais ce matin, Tom a réussi à me coincer, il a éssayé de me tirer les vers du nez, mais je me voyais mal lui avouer que c'est à cause de lui et de mes sentiments pour lui que je les fuis avec la même assiduité depuis 3 mois...Alors je l'ai envoyé péter et suis rentré, je me sentais trop mal pour rester au bahut aujourd'hui...
Maman:
Oui, je comprends mon grand, mais tu sais, ce n'est pas une solution de n'en parler à personne. Si tu avais réussi à te défiler ce matin encore, tel que je te connais tu serais allé en cours et n'aurais parlé de ça à personne, je ne l'aurais jamais su et tu aurais gardé ça au fond de toi pour combien de temps encore? Des semaines, des mois peut être et ça t'aurait détruit à petit feu...Je ne sais pas vraiment quoi te dire d'autre, si ce n'est que je comprends parfaitement ce que tu dois ressentir en ce moment, et que si tu as le moindre problème, tu sais bien que tu peux venir m'en parler quand tu veux, je suis ta mère après tout...
Moi:
Merci maman...
Je me cale dans ses bras et finis par m'endormir, pas apaisé mais un peu plus serein...
Une main dans mes cheveux finit par me tirer de mon sommeil et je constate qu'au coure de ma petite sieste, je me suis allongé et ai posé ma tête sur les genoux de maman...Mais elle est manifstement en train de parler avec quelqu'un, oh merde! La honte quand même, presque 18 ans et je m'endors encore dans les bras de ma mère...Encore dans les vapes, je distingue les contours d'une silhouette familière, avec un peu plus de discernement, je réalise que c'est Tom qui discute avec maman, mais bordel il fout quoi là?
Moi:
Tom? Mais qu'est ce que tu fous ici??
Tom:
Bah après ton coup de colère de ce matin, j'ai voulu voir si t'allais bien et si possible en savoir plus...
Moi:
Mais en savoir plus sur quoi nom de dieu?? Je t'ai déjà dit que je voulais pas en parler, mais c'est pas vrai ça, pourquoi tu m'as suivi!
Tom:
Euh nan, on s'était tous donnés nos adresses l'an dernier alors fallait que ça serve un peu...
Je me lève précipitemment du canapé, attape mon sac et file dans ma chambre, je ne veux rien avoir à lui dire.
Je ne sais plus quoi faire, je suis perdu...Mais je ne veux pas qu'il sache, il se foutra sûrement de moi si il vient à l'apprendre...Puis ça ne sert à rien que je le lui dise, il est hétéro et en couple, je n'ai donc pas vraiment de chances...Quelqu'un vient frapper à ma porte, 3 petits claquements secs sur le bois noir et dur...Une voix que je connais bien s'élève derrière le panneau...
Maman:
Bill, cesse de faire l'enfant, c'est lui?
Moi:
Oui...Tu comprends pourquoi je ne veux pas lui parler?
Maman:
Je dois avouer que non...Laisse moi entrer, j'ai l'impression que tu ne m'a pas tout dit...
Moi:
Alors mets le dehors s'il te plait...Je ne veux vraiment pas qu'il sache.
J'entends maman s'éloigner et enfouis ma tête dans mes coussins...
Fin POV Bill...
POV Sandrine
Je reprends le couloir et retourne voir Tom...
Moi:
Je suis désolée Tom, mais il ne veut vraiment pas te parler...Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il est vraiment chamboulé...
Tom:
Ce n'est rien, mais j'aurais aimé savoir quelle raison peut bien le pousser à me fuir comme la peste et à nous fuir tous autant que nous sommes la bande et moi...
Moi:
Je comprends, mais tel que je le connais, si vous essayez de le forcer à parler il se renfermera encore plus et vous en saurez encore moins. Laissez lui le temps, il finira bien par vous parler de ce qui le tracasse...
Je lui ouvre la porte et il ne tarde pas à sortir, mais je vois comme de la tristesse et de la déception dans son regard...
Tom:
Bon, ben merci madame, à bientôt...
Moi:
A bientôt Tom...
je referme la porte derrière lui et retourne voir Bill, dont la porte des toujours fermée à clef...Je frappe doucement et l'entends venir ouvrir...
Fin POV Sandrine...
POV Bill...
Maman frappe à ma porte, je me lève et vais lui ouvrir puis retourne m'affaler comme une larve sur mon lit...
Maman:
Bill, pourquoi est ce que j'ai l'impression que tu ne m'as pas tout dit ce matin ?
Moi:
Parce que Tom est hétéro et en couple qui plus est...Et c'est ça qui me bouffe...Je ne peux pas lutter, cette fille a tout ce qui plaît à Tom et tout ce que je n'ai pas...je ne peux pas lutter contre ça.
Maman:
Ah, le voilà le fond du problème...
Moi:
Ouais, encore il aurait été homo, je me serais dit que je pouvais tenter un truc...Mais là, je ne peux pas lutter, on ne joue pas à armes égales...Alors je préfère qu'il ne l'apprenne jamais.
Maman:
Oui, mais cette situation est en train de gangréner votre amitié, ce non dit te bouffe à petit feu et l'inquiète lui, il a l'impression de t'avoir fait quelque chose alors que tu es juste amoureux, il est déçu et ça le blesse que tu agisses comme ça...
Moi:
Oui, mais et moi dans tout ça?? Je ne peux pas continuer à aller le voir en sachant parfaitement que je suis amoureux et que je n'ai aucune chance, je suis peut être stupide par moments mais je ne suis pas fou!
Maman:
Tu sais Bill, tu ne va pas pouvoir rester dans cette impasse indéfiniment, il va bien falloir que tu débloques la situation à un moment ou à un autre, ça ne pourra pas durer...
Je le sais ça, je le sais...Ce que personne ne sait, c'est que j'en crève de ne pas pouvoir lui en parler, mais il n'est pas porté sur les mecs, ce qui me coupe toute tentative...Je me remets à pleurer à chaudes larmes sans raison...Putain j'en ai marre de chialer comme un gosse de 10 ans merde! Je voudrais tant ne pas chialer comme ça, mais c'est plus fort que moi...J'ai comme l'impression d'être dans un long couloir dont je ne vois pas la fin, je ne trouve aucune porte de sortie et ça me tue...Je l'aime putain, mais je suis juste trop lâche pour le lui avouer...

[...]Février, veille des vacances scolaires
Anh purée...Fini, cette satanée semaine de BAC blanc est enfin terminée et je vais pouvoir souffler, pour une fois les profs ne se sont pas déchaînés sur le boulot et je vais vraiment pouvoir me reposer...Je sors du bahut et vois Tom en grande conversation avec Elke, une des filles de ma classe, j'ai eu vent par une pote qu'il était célibataire depuis 2 mois maintenant, mais il ne fait pas plus attention à moi pour autant, je suis le pote avec lequel on sort, avec lequel on rigole et on raconte des âneries, pas un petit ami potentiel, c'est tout et ça me flingue. Je rentre à pied, ça me fera du bien de marcher un peu, tenter de me vider la tête...J'entends un souffle saccadé derrière moi et sens une main m'enserrer le bras, je me retourne et fais face à Tom qui, manifestement vient de se taper le sprint du siècle...Je le laisse reprendre sa respiration et lui fais un faible sourire...
Moi:
Alors? Qu'est ce que tu me veux pour me courir après comme ça?
Tom:
Juste te demander pourquoi tu continues à nous fuir comme tu le fais, pourquoi tu ne veux pas nous parler, pourquoi tu te terres dans un mutisme frustrant...
Moi:
Tom, je ne veux pas avoir à me répéter, mais je ne veux pas te dire, ni le dire aux autres merde! Qu'est ce que vous avez tous à me demander pourquoi je vous évite?
Et je reproduis le même schéma qu'il y a 2 mois...Je fuis, sauf que cette fois, Tom ne me laisse pas m'en aller et m'attire dans ses bras...
Tom:
Tu sais Bill, ça ne sert à rien de m'éviter, je veux savoir ce qu'il se passe, je me suis bien rendu compte que c'est avec moi que ça cloche, les autres m'ont dit que tu venais avec eux quand je ne suis pas là, et que les seuls moments ou toi tu ne viens pas, c'est quand tu es sûr de me trouver avec eux...
J'en ai marre, ah il veut savoir? Et bien il va savoir!
Moi:
Tu veux vraiment savoir ce qu'il y a?
Tom:
Bah oui, quand même, j'en ai marre des conversations stériles, marre d'avoir à te courir après pour que tu daignes me parler!
Moi:
Mais si tu ne t'es pas rendu compte, c'est que tu ne te poses pas les bonnes questions!! Je t'aime! Voilà pourquoi je t'évites, parce que tu es hétéro et étais, il y a 2 mois encore, en couple...Voilà pourquoi je t'évites, parce que je me sentais trop bien avec toi et que je n'avais pas ce droit, c'est tout! Maintenant lâche moi, j'en ai assez dit pour que tu puisses comprendre!
Et voilà, il sait, je ne lui laisse pas le temps de réagir ou quoi que ce soit et cours pour rentrer à la maison, il n'a pas vu les larmes dégouliner sur mes joues, et c'est tant mieux, je ne veux pas qu'il ait à subir cette vision.
Je vais passer mes vacances tranquille, il aura peut être oublié à la rentrée et je pourrai reprendre ma petite vie pépère d'amoureux transi...Mon téléphone vibre dans ma poche, je le prends et regarde, un SMS de Tom...
"Pourquoi t'es parti?
Pourquoi tu m'as laissé en
plan hein?
Je t'aurais pas bouffé >.<
12 Feb 2010 16:36
Von: Tom <3
Je referme le message et éteins mon téléphone, ça n'appelle même pas de réponse, il sait très bien pourquoi je suis parti, qu'il me lâche avec ses questions...Je l'aime c'est tout, mais je n'ai pas ma chance étant données ses préférences...C'est tout. Avec un peu de chance il va oublier ce que j'ai dit, on va reprendre une vie tranquille, moi dans mon coin, lui avec ses petites amies, on va passer le bac et on se reverra plus, comme ça je pourrais l'oublier, avec le temps et l'absence et arrêter de me faire du mal...Je sais, vous me direz que je suis pessimiste et que je ne sais pas ce que je veux, mais c'est comme ça...Je n'ai plus qu'une envie, aller me poser sur mon lit et ne plus sortir de ma chambre...

[...]Lundi de la rentrée...17h, fin de la journée pour Bill et Tom...
Je tente de me faire le plus discret possible et me fonds dans la foule d'élèves présents sur l'esplanade...Mais pas assez rapidement semble t'il puisque je me sens brutalement attiré en arrière et plaqué contre un torse par deux bras puissants...Pas besoin de demander à qui appartiennent ces bras, Tom m'a chopé et va sûrement vouloir des explications...
Tom:
Alors, depuis quand tu ne réponds plus quand on t'apelle ?
Moi:
Depuis que j'ai fait la plus grosse connerie de toute ma vie.
Tom:
Et? C'est sensé être quoi cette connerie?
Moi:
Tu le sais très bien, ne m'oblige pas à la répéter...
Tom:
Et pourquoi m'aimer serait une connerie? Tu peux me le dire?
Moi:
Oh ça va, arrêtes un peu tu veux??
Tom:
De quoi faire?
Moi:
De retourner le couteau dans la plaie!
Tom:
Alors expliques toi! Dis moi pourquoi tu penses que m'aimer est une connerie, pourquoi est ce que je retourne le couteau dans la plaie quand je t'en parle? Dis le moi! J'attends, j'ai tout mon temps tu sais!
Moi:
Parce que tu es hétéro! Voilà pourquoi! Parce que je pourrais faire tout ce que je peux sans arriver à mes fins, parce que je n'ai pas tout ce qui te plaît chez les femmes...Parce que tu aimes les femmes et que moi...Moi je t'aime toi. C'est tout...Je peux partir maintenant que je me suis bien ridiculisé?
Tom:
Mais bon sang pourquoi aimer quelqu'un te ridiculiserait-il? C'est à cause des gens et de ce qu'ils vont en penser? Mais tu t'en fous des autres, si tu te rends malheureux à cause de ce que peuvent penser les autres tu vas passer à côté de ta vie et tu n'en profiteras jamais.
Moi:
Mais mon problème, c'est pas les autres...c'est tes préférences...
Ses bras se détachent de moi et il va nous faire asseoir sur un muret...
Tom:
Et tu ne t'es pas demandé pourquoi je n'étais pas casé depuis plus de deux mois malgré toutes les filles qui me courent après? Naaaaaaaan, c'est vrai, monsieur Bill ne s'est pas posé la question!
Moi:
Nan tiens...T'es devenu moine? Tu as fait voeu de chasteté? Nan plus sérieusement, t'es trop accroché à une chaudasse généreusement dotée par la nature, je me trompe? Puis de toutes façons n'importe qui te plairait plus que moi alors hein...
Tom:
Mais arrêtes un peu de te déprecier à longueur de temps, ça devient chiant à la longue...Quant à dire que n'importe qui me plairait plus que toi, ça n'est pas vrai, parce que ce qui me plaît chez toi, c'est cette spontanéïté que tu manifestes sans arrêt, c'est ce côté gros dur qui ressort parfois, même si ces derniers temps on l'a pas trop vu ce côté gros dur...Ce sont tes manières parfois raffinées sans être féminines pour autant, c'est ton franc parler parce que quand tu as un reproche à faire tu n'y vas jamais par 4 chemins...Je continue ou j'arrête là ?! Et t'es beau Bill...Ne laisse jamais personne te dire le contraire...
Moi:
Ouais mais les autres...
Tom:
On s'en fout des autres! Tu sais ce que je veux?
Je hoche la tête, tout en la gardant baissée, lui interdisant tout contact visuel...
Moi:
Nan...
Tom:
Je voudrais pouvoir t'embrasser devant tout le monde sans que tu te poses de questions, sans que tu te demandes ce que vont dire ou penser les autres...Que tu sois vraiment avec moi quand je t'embrasserai...
Moi:
Mais...
Tom:
Tu sais Bill, il y a quelques petites choses que tu ignorais sur mon compte, comme le fait que je sois bisexuel par exemple...
Je tombe des nues, je ne l'ai jamais vu avec un mec et il me sort qu'il est bi...j'ai vraiment du mal à comprendre là...
Moi:
Mais je t'ai jamais vu avec un mec...Je ne pouvais pas savoir...
Tom:
Alors avant de tirer des conclusions, informes toi un peu...
Il me fait un bisou esquimau et je sens deux doigts se poser sous mon menton et me relever la tête, il plante ses yeux dans les miens...
Tom:
Et pour le fait de ne jamais m'avoir vu avec un mec, c'est parce qu'aucun n'a jamais réussi à m'intéresser comme toi tu le fais...Rha putain j'ai juste l'impression d'être une fille qui essaie d'expliquer à son mec pourquoi elle le suit comme une dinde.
Et moi je suis juste bien, dans ses bras, après 10 mois de torture mentale, je me sens juste bien dans ses bras...à ma place...tout simplement, ses lèvres se posent sur les miennes et je peux vraiment me dire que je suis à ma place entre ses bras...
Tom:
Tu ne dis plus rien...J'ai dit ou fait quelque chose?
Moi:
Nan...Pas cette fois...Juste que, nan rien. Et pour une fois c'est vrai...Je profite juste de toi et de ce petit moment...Je t'aime Tom...
Ca y est , j'ai enfin réussi à les sortir ces 3 petits mots, ces mots qui me prouvent que je ne me fais pas encore des illusions, que je ne rêve pas éveillé...
Tom:
Moi aussi Bill...Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi pendant les vacances, et j'aurais aimé que tu laisses ton téléphone ouvert, qu'on puisse au moins en parler, j'étais dans le flou total et ton silence ne m'a pas aidé tu sais...
Moi:
J'étais trop chamboulé pour laisser mon téléphone allumé, tes appels et messages m'auraient rappelé ce que j'avais fait et
Je commence à frissonner dans ses bras, même si il est encore relativement tôt, la nuit commence déjà à tomber et il fait de plus en plus frais...
Tom:
T'as froid? Tu veux rentrer chez toi?
Moi:
Ouais j'veux bien...Dis, tu...tu veux bien venir un peu à la maison, chais pas, te mettre un peu au chaud avant de rentrer chez toi?
Tom:
Si tu veux, j'envoie juste un texto à ma mère pour lui dire, autrement elle va me taper une crise...Et puis ça nous donnera l'occasion de discuter un peu, j'aimerais savoir pourquoi tu es si taciturne envers les autres à part nous, ça m'intrigue...
Je me lève du muret et l'entraîne à ma suite, prenant un des derniers trams passant devant le bahut, si on le loupe, il faudra aller le prendre à 2 ou 3 pâtés de maison d'ici et je me les caille trop pour marcher plus longtemps...
On part en courant comme des cons et en riant pour rien, si bien qu'on manque de louper le tram...On finit par s'affaler sur un des sièges, riant à gorge aussi déployée que nous le permettent nos halètements incessants...Bien vite, nous arrivons près de chez moi et rentrons dans la maison sous les yeux éberlués de mes parents qui nous regardent comme si nous étions des diables surgissant d'une boite...
Papa:
Eh bien les jeunes, vous pensez que c'est une heure pour rentrer...Hum attendez voir, 18h15
Le tout accompagné d'un immense sourire très niais...
Moi:
Ouais, bon...
Maman donne un grand coup de coude dans les côtes à mon père en lui faisant les gros yeux...Quels gamins ces deux là quand ils s'y mettent.
Je prends Tom par la main et l'emmène dans ma chambre, le pauvre, il doit se poser des questions après avoir vu mes parents...
Moi:
Fais pas attention au bordel, j'ai pas vraiment eu le temps de ranger...
Tom me plante un bisou sur le nez et rigole...
Tom:
Avec deux semaines de vacances t'as pas eu le temps de ranger? Mais t'as fait quoi?
Moi:
Mais j'ai dormi monsieur, j'ai rêvé de plein de trucs...Et j'ai rien fait...Mais tu sais, tu peux poser ton sac et t'asseoir sur mon lit hein, mon bazar va pas te bouffer.
Il se pose sur mon lit et je m'installe finalement en face de lui, prêt à discuter...
Tom:
Alors Bill, je sais qu'on connaît pas mal de choses l'un sur l'autre avec tout ce qui a pu se raconter avec la bande, mais j'aimerais savoir pourquoi tu es resté à te torturer pendant 3 mois...
Je le coupe...
Moi:
10 mois...
Tom:
Putain! 10 mois??? Bon bref, pourquoiest ce que tu es resté à te torturer pendant 10 mois sans en parler? Pourquoi est ce qu'on a tant de mal à te faire sortir de ta réserve habituelle? Tu es une vraie énigme Bill...Ne le prends pas mal, mais j'ai beaucoup de mal à te cerner, pourquoi tu ne viens spontanément que vers nous?
Moi:
Mais pourquoi tu veux savoir tout ça?
Tom:
Parce que je veux que mon petit ami se déride un peu et fasse un peu plus confiance aux autres, je voudrais arriver à te comprendre plus facilement, et à défaut de te mettre plus en confiance, arriver à savoir pourquoi tu as toujours cette nette tendance à te dévaloriser...
Moi:
J'aime pas en parler, c'est du passé mais bon, c'est bien parce que c'est toi...Quand j'étais gosse j'allais très souvent vers les autres, seulement, eux ne voulaient pas de moi, j'ai bien souvent été accueilli à coups de pieds dans le dos et il a fallu que maman aille en parler aux instits...Instits qui lui ont répondu que je m'étais fait ça tout seul, et les emmerdes ont commencé, j'ai vécu l'enfer à l'école, encaissant moqueries sur moqueries, ne pouvant aller me plaindre parce que les instits ne les voyaient pas faire et ne me croyaient pas si j'y allais...On était à peine deux cents élèves dans l'école et tout le monde tournait le dos quand cette bande s'en prenait à moi, parce que le meneur de cette bande avait perdu son père et que tout le monde sortait cette excuse pour justifier son comportement envers moi, disant toujours que c'était normal, que le môme avait mal et qu'il déversait sa douleur sur moi, la propre mère de ce gamin a même voulu me faire changer d'école à un moment, parce que soi disant, c'était moi qui avais déclenché toute cette hsitoire, et que c'était donc moi qui devais m'en aller...Seul le directeur de l'école a soutenu mes parents, disant que ce n'était pas à moi de changer ni de classe, ni d'école. Il avait même poussé les choses jusqu'à dire à la mère du gosse que son fils était un voyou et qu'on le lui ramènerait un jour entre deux flics. Et quand tu entends à longueur de journée que tu es un monstre, que tu es moche etc, et que tu ne trouveras jamais quelqu'un qui veuille bien de toi, tu finis par penser que c'est vrai puisque tout le monde te le dit...Parce que ce que peu de gens savent, c'est qu'en primaire et au collège, j'étais vraiment plus rond que maintenant et qu'avec les poussées hormonales dues à l'adolescence je me suis considérablement affiné, raison pour laquelle personne du lycée n'a connu mon physique ingrat...Mais quand tout le monde passe son temps à te rabaisser et que personne ne prête la moindre attention à toi, tu te dis que personne ne le fera jamais...
Le calvaire a continué au collège aussi, je me suis renfermé de plus en plus et n'ai plus fait confiance aux gens, parce que j'en avais marre d'être utilisé, on ne venait me voir que quand ça arrangeait tout le monde, quand il y avait des devoirs à faire ou quand les gens oubliaient leurs affaires ils savaient bien que j'existais mais en dehors de ça personne ne se souciait de moi mis à part les surveillants qui s'inquiétaient de me voir seul sans arrêt...Les 4 années se sont passées comme ça, alors comme personne ne s'intéressait à moi, j'ai bien vite appris à me résigner et à tout garder pour moi, parce que même si ma meilleure amie était dans le même collège, on avait pas les mêmes horaires et on ne se voyait pas souvent...Puis quand je suis arrivé au lycée, ça a été comme un bol d'air frais, les gens ne m'ont pas jugé sur ce que je paraissais être, mais sur ce que j'étais vraiment, ils ont quand même essayé de venir me voir malgré ma méfiance envers eux, les mentalités n'étaient plus les mêmes et j'avais choisi ce lycée pour être sûr de ne pas recroiser les engeances qui m'avaient pourri la vie durant 9 ans, mais je ne suis jamais sorti avec qui que ce soit, les mecs qui m'intéressaient étaient soit casés, soit hétéros, soit je ne les tentais pas...Et j'avais bien trop peur de me prendre un vent si j'allais les voir, alors je ne suis jamais sorti avec personne...Puis j'ai commencé à être attiré par toi l'an dernier, mais n'ayant jamais eu de copain, je m'étais résigné à t'aimer en silence, à ne pas être aimé en retour et ça me minait chaque jour un peu plus...Je ne pensais pas avoir ma chance avec qui que ce soit, et encore moins avec toi, alors je me suis encore plus renfermé...Puis l'opinion des gens me fait peur, j'ose pas me lâcher par peur de ce que les gens vont penser de moi, par peur qu'ils salissent tout...
Tom me regarde d'un air horrifié et s'approche de moi, m'enlaçant en nous balaçant doucement...
Tom:
Alors c'est donc pour ça...Mais pourquoi tu les as écoutés cette bande de cons? C'est pour ça que tu ne te mets presque pas en avant, je comprends mieux pourquoi...
Il se détache de moi et prend mon visage entre ses mains...
Tom:
Ecoute moi bien, tu n'as pas de comptes à leur rendre, tu as bien le droit d'avoir un copain et si ça les dérange tu leurs dis merde, hein !?!
Je rigole doucement, appréciant chaque seconde avec lui, me disant que j'ai vraiment eu de la chance de tomber dans la même classe que lui l'an dernier, que j'ai de la chance de m'être lié d'amitié avec lui puis que j'ai de la chance qu'il soit devenu mon copain...
Tom:
Si te voir heureux ne leur plaît pas, alors demande toi si eux sont vraiment aussi heureux qu'ils le prétendent, parce que ceux qui crachent sur le bonheur des autres sont souvent malheureux et aigris par la vie...Ils finiront seuls, envieux et aigris, dans leur coin...Laisse les, on m'a toujours dit qu'on ne pouvait pas faire le mal tout le temps, tôt ou tard ils devront payer la note...Moi je voudrais que tu retiennes une chose, une seule...Je t'aime Bill, et c'est une des seules choses dont tu n'auras jamais à douter...Ne gâche pas ton bonheur à cause d'eux ils n'en valent pas la peine.
Je lui assène une claque derrière la tête avant de le regarder avec une moue interrogatrice...
Tom:
Bah oui, j'ai quitté ma copine, ça allait plus entre nous, et j'ai commencé à me sentir étrangement blessé de constater que c'était moi que tu évitais avec tant de force, je me suis posé beaucoup de questions et j'en suis arrivé à la conclusion selon laquelle j'aurais aimé être plus qu'un ami pour toi, mais tu me fuyais avec tant de détermination que j'ai pensé que je ne t'intéressais pas...Puis bon, les filles me tournaient autour avec toujours plus d'insistance et finissaient par me soûler, mais vraiment me soûler, puis toi tu...t'es vraiment pas pareil, tu es discret, on te remarque mais toi tu n'as pas l'air de t'en rendre compte, toujours avec ton casque sur les oreilles, toujours dans ta bulle, c'est surtout ça qui m'attire chez toi, ta personnalité...Et je t'aime avant tout pour ça...
Mon coeur fait des bonds dans ma cage thoracique, jamais personne ne m'avait dit des choses comme ça, personne à part lui...Et ça fait vraiment du bien...Nous sommes à présent allongés sur mon lit, face à face, discutant à voix basse et rigolant sans arrêt des bêtises de l'autre...Parce que nous ne sommes encore que deux grands dadais qui s'amusent avec trois fois rien, s'embrassant doucement entre deux éclats de rire mal dissimulés...Je me sens glisser malgré moi dans les bras de morphée, étroitement enlacé par Tom...Je me sens bien, je suis bien...Je vais très bien finir mon année cette fois, puisqu'il est avec moi...


Fin

Si vous lisez, laissez au moins un commentaire, que je puisse avoir votre avis, même si c'est pour me dire que c'est nul ou un truc dans le genre...
Quant aux personnes qui liront, même sans laisser d'avis, merci d'être passées

# Enviado el domingo 01 de noviembre de 2009 17:51